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 - Publié le 20 juin 2019

Le gouvernement a dévoilé, le 18 juin, sa réforme de l’assurance-chômage. Edouard Philippe et sa ministre du Travail Muriel Pénicaud espèrent faire baisser le chômage de 150 000 à 250 000 demandeurs d'emploi dans les trois ans, et économiser 3,4 milliards d'euros sur la même période. 

 

Assurance-chômage : la réforme de trop ?

 

Assurance-chômage : la réforme de trop ?

Le gouvernement a dévoilé le 18 juin sa réforme de l'assurance-chômage. Les partenaires sociaux, syndicats et organisations patronales sont vent debout contre le projet. L'économiste Jacques Sapir expose son point de vue sur le sujet pour RT France.

Le 18 juin, le gouvernement a présenté son projet visant à réformer l'assurance-chômage. Celui-ci durcit les conditions pour ouvrir et prolonger ses droits, impose un bonus-malus sur les contrats courts pour les entreprises dans sept secteurs et met en place une dégressivité de l'allocation pour les cadres aux revenus supérieurs à 4 500 euros brut.

Tant les syndicats que les organisations patronales sont opposés à la réforme.

L'économiste Jacques Sapir pour RT France revient sur les mesures et leurs implications. Il estime que «tout le discours qui vise à culpabiliser les chômeurs ne devrait en fait s'adresser qu'à 2% du total du nombre des chômeurs». Pis, la réforme devrait «accroître la précarité dans toute une série de secteurs et en particulier [...] pour les jeunes travailleurs».

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