| 16 juillet 2019 //   voltairenet
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Les États-Unis ont autorisé leurs mercenaires kurdes présents au Nord de la Syrie à y exploiter le pétrole et à le vendre à Israël.

Le quotidien libanais Al-Akhbar a publié la lettre de mission de l’homme d’affaire israélien Mordechai Kahana. Dans un premier temps, les portes-parole du gouvernement fantoche du « Rojava » ont nié l’information. Puis Mr Kahana l’a confirmé dans la presse israélienne (et non pas US), spécifiant qu’il n’agissait pas en tant qu’Israélien, mais qu’États-unien. Au demeurant, si tel était le cas, le Pentagone violerait les Conventions de Genève qui interdisent à toute puissance occupante de piller les ressources du pays qu’il occupe (ce qu’avaient fait Daesh et la Turquie auparavant).

Si les réserves découvertes d’hydrocarbures couvrent toute la Syrie, 90 % des puits de pétrole en état de fonctionner se trouvent dans la zone occupée par les troupes états-uniennes et françaises.

Le « Rojava » est un pseudo-Kurdistan situé en territoire syrien et en dehors de l’espace attribué par la Commission King-Crane de 1919 et approuvé par le Traité de Sèves de 1920. Durant l’agression occidentale contre la Syrie, les États-Unis ont procédé à un nettoyage ethnique, expulsant les populations chrétiennes et arabes et encourageant l’immigration kurde de Turquie et d’Iraq.

Mordechai Kahana a participé à l’émigration de juifs syriens durant l’agression occidentale de 2011. Il a financé les voyages du sénateur John McCain en Syrie et restauré des synagogues dans le pays.

Selon la presse libanaise, il était un des responsables du programme israélien de création d’une zone tampon à la frontière israélo-syrienne. Il s’agissait d’instituer un « Druzistan » autour du major syrien Khaldoun Zeineddine sur le modèle du « Kurdistan » au Nord du pays. Mais ce projet n’a jamais vraiment fonctionné faute de Collaborateurs.