17 juillet 2019      //   www.mid.ru

Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec Tatiana Valovaïa, Directrice générale de l'Office des Nations Unies à Genève

 

Lundi 22 juillet, à Moscou, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec Tatiana Volovaïa, nommée récemment Directrice générale de l'Office de l'Onu à Genève, ainsi qu'avec les dirigeants du Centre d'information de l'Onu et des bureaux russes des organisations internationales ayant leur siège à Genève.

Il est prévu d'évoquer un large éventail de questions politiques, sociales et économiques débattues sur la plateforme de l'Onu à Genève, ainsi que les perspectives de renforcement de l'efficacité de la coopération dans le cadre des organisations internationales mentionnées.

La nomination de Tatiana Volovaïa à ce poste à responsabilités constitue une reconnaissance de ses qualités professionnelles et personnelles, de ses mérites en tant que membre du Collège (Ministre) de la Commission économique eurasiatique, et de sa contribution au développement des ensembles d'intégration dans le cadre de la résolution de problèmes économiques au niveau national et de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Grâce à ses initiatives, la Commission a été la première, parmi ses analogues, à présenter son rapport concernant la réalisation des Objectifs de développement durable au cours du Forum politique pour le développement durable de 2017.   

Nous comptons sur un renforcement de la contribution de Genève dans le développement de la coopération globale, le maintien de son rôle important en tant que plateforme dépolitisée de résolution et d'examen des problèmes internationaux, dans le développement de la coopération dans différents secteurs sans porter préjudice à des personnes, des pays ou des groupes de personnes isolés.

 

Sur la future visite en Fédération de Russie de Lamberto Zannier, Haut-Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales

 

Lamberto Zannier, Haut-Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales, se rendra en Fédération de Russie du 22 au 26 juillet.

Le programme de son séjour en Russie prévoit des rencontre au niveau des organes du pouvoir fédéral à Moscou, notamment avec les dirigeants de la Douma de l'Assemblée fédérale de la Fédération de Russie et de l'Agence fédérale pour les questions de nationalités.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov accueillera Lamberto Zannier le 23 juillet. Ils devraient évoquer, entre autres questions, l'aggravation de la situation des russophones en Ukraine et dans les pays baltes.

Le Haut-Commissaire devrait également se rendre à Kazan (du 24 au 25 juillet) afin de s'entretenir avec le Président de la République du Tatarstan Roustam Minnikhanov et plusieurs autres chefs de ministères et d'institutions.

 

Sur le déplacement du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Amérique latine

 

La tournée du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en Amérique latine se déroulera du 23 au 27 juillet. Il se rendra en visite officielle à Cuba (du 23 au 24 juillet) et au Suriname (du 26 au 27 juillet), et prendra part également à la réunion des chefs de diplomatie des BRICS qui se déroulera au Brésil du 25 au 26 juillet.

Le 24 juillet, Sergueï Lavrov s'entretiendra à La Havane avec son homologue cubain Bruno Rodríguez Parrilla pour évoquer les questions-clés de l'agenda bilatéral, international et régional. Il devrait également rencontrer plusieurs représentants du pouvoir cubain.

Du 25 au 26 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov se rendra au Brésil pour prendre part à la rencontre des chefs de diplomatie des BRICS.

La réunion de Rio de Janeiro permettra d'évoquer les problèmes mondiaux et régionaux, le maintien de la paix et de la sécurité, ainsi que le règlement des conflits internationaux les plus aigus. Elle mettra l'accent sur la concertation des approches des pays des BRICS sur les principales plateformes internationales, l'intensification des efforts conjoints dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transnational, ainsi que sur la garantie de la sécurité de l'information internationale.   

Les ministres examineront la coopération stratégique au sein des BRICS dans trois domaines-clés - politique, économie et social - et débattront des préparatifs du XIe sommet de l'organisation qui se déroulera les 13 et 14 novembre à Brasilia.

Le 26 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra avec son homologue brésilien Ernesto Henrique Fraga Araújo en marge de la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères des BRICS à Rio de Janeiro. Ils examineront en détail la coopération russo-brésilienne menée dans le cadre du partenariat stratégique, notamment dans le domaine commercial, économique, d'investissement, scientifique, technique, etc. Ils accorderont une attention spéciale aux problèmes régionaux, ainsi qu'aux perspectives de la coopération sur les principales plateformes internationales telles que l'Onu, les BRICS ou le G20.

Le 27 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov s'entretiendra à Paramaribo avec la Ministre des Affaires étrangères du Suriname Yldiz Pollack-Beighle. Ils analyseront les perspectives de développement des relations bilatérales dans différents domaines. Sergueï Lavrov devrait également participer à une rencontre protocolaire avec le Président du Suriname Desi Bouterse.

Ces futurs contacts témoignent du renforcement progressif de la coopération entre la Russie et ses partenaires en Amérique latine et dans les Caraïbes.   

 

Sur la rencontre du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec María Fernanda Espinosa Garcés, Présidente de la 73e session de l'Assemblée générale de l'Onu

 

María Fernanda Espinosa Garcés, Présidente de la 73e session de l'Assemblée générale de l'Onu, s'entretiendra le 29 juillet avec le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans le cadre de sa visite à Moscou.

Ils envisagent d'évoquer les principales questions politiques, sociales et économiques à l'ordre du jour de ce principal organe consultatif des Nations unies, notamment la réforme du Conseil de sécurité de l'Onu, l'intensification du travail de l'Assemblée générale, le changement climatique et la mise en œuvre du Programme de développement durable à l'horizon 2030.

Moscou apprécie grandement le travail de María Fernanda Espinosa Garcés au poste de Présidente de la 73e session de l'Assemblée générale de l'Onu. Nous constatons ses efforts actifs orientés vers le renforcement de l'ordre mondial multipolaire, la recherche de réponses collectives aux défis et aux menaces contemporaines, et l'établissement d'une coopération constructive à l'Assemblée générale.

 

Sur la visite du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov au Royaume de Thaïlande

 

Les 30 et 31 juillet, le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov effectuera une visite de travail à Bangkok, où il s'entretiendra avec son homologue thaïlandais Don Pramudwinai. Ils évoqueront en détail l'état et les perspectives de l'élargissement de la coopération bilatérale dans le domaine politique, économique et social en mettant l'accent sur les accords au sommet. Les deux ministres vérifieront également leurs approches des problèmes régionaux et internationaux d'actualité.

 

Sur la participation du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à la réunion ministérielle Russie-ASEAN

 

Le Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov prendra part à une nouvelle réunion avec ses homologues de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN) le 31 juillet à Bangkok. Il s'agira de la première rencontre dans ce format après le sommet Russie-ASEAN en novembre 2018 à Singapour, qui avait fait passer les relations entre Moscou et cette association régionale à un niveau de partenariat stratégique. A cette occasion, les chefs de diplomatie se focaliseront sur la mise en œuvre des décisions adoptées au sommet.

Nos efforts viseront la promotion des intérêts à long terme de la Russie dans la région Asie-Pacifique, le renforcement de sa coopération avec l'Association, notamment sur les plateformes associées telles que le Sommet d'Asie de l'Est ou le Forum régional de l'ASEAN sur la sécurité, ainsi que la création dans la région de relations interétatiques équilibrées, équitables et conformes aux réalités contemporaines. 

Il est également prévu d'analyser les mesures adoptées par les parties dans le domaine politique, commercial, économique, socioculturel et humain, ainsi que de concerter les initiatives visant à élargir davantage notre coopération. Parmi les priorités communes, il faut notamment citer l'approfondissement de la coopération sur les principaux problèmes internationaux et régionaux, l'intensification des efforts conjoints dans la lutte contre les nouveaux défis et menaces, notamment le terrorisme, et la préservation d'une utilisation sécurisée des technologies de l'information et de la communication.

Sur le plan pratique, nous mettrons l'accent sur la coopération dans les domaines des hautes technologies et des innovations, et attirerons l'attention de nos partenaires d'ASEAN sur nos acquis dans le secteur de l'économie numérique, de l'énergie et du perfectionnement de l'infrastructure.

Dans le contexte de la mise en œuvre de l'initiative du Président russe Vladimir Poutine de formation d'un Grand Partenariat eurasiatique, nous évoquerons le développement des liens de l'ASEAN avec l'UEEA et l'OCS compte tenu de la similitude des idées fondatrices et des principes de fonctionnement des trois organisations.

 

Sur l'entrée en vigueur de la loi "Sur la garantie du fonctionnement de la langue ukrainienne en tant que langue nationale" en Ukraine

 

On se souviendra de la journée d'hier, le 16 juillet, comme d'une triste date de l'histoire de l'Ukraine contemporaine.

La loi discriminatoire "Sur la garantie de fonctionnement de la langue ukrainienne en tant que langue nationale" est entrée en vigueur sur le territoire du pays. Il ne s'agit pas de son titre officiel, mais de son sens. Elle légalise dans les faits l'ukraïnisation forcée de la société multiethnique du pays, dont la majorité écrasante préfère utiliser le russe au quotidien.

J'ai suivi hier les débats et les propos des politiciens ukrainiens. Franchement, je ne sais pas comment il faut considérer Pavel Klimkine: comme un ancien ministre, un ministre actuel, un politicien… Je ne m'oriente pas assez bien dans les réalités politiques ukrainiennes en ce qui concerne les postes et les mandats des responsables dans ce pays. C'est pourquoi je vais l'appeler tout simplement Pavel Klimkine. En commentant de manière sarcastique les propos des représentants des structures internationales spécialisées et des associations civiles, Pavel Klimkine a dit: "Qu'ils viennent à Kiev, se promènent dans les rues de différentes villes ukrainiennes, écoutent quelle langue est utilisée par la population". D'après Pavel Klimkine, la population parle russe. Ce fait n'a jamais suscité aucun doute. Mais la loi ne dit rien de cette situation, voire affirme l'inverse. Quant à nous, nous savons bien dans quelle langue on parle et on réfléchit en Ukraine.

Par ailleurs, les responsables internationaux qui espéraient porter des corrections à cette loi et la mettre en conformité avec la réalité doivent dû être déçus par cette décision, selon moi. Nous avons en effet constaté toute une vague de critiques adressées à Kiev par ceux qui sont mandatés pour surveiller le respect des engagements pris par les États.

Selon la loi, l'ukrainien doit désormais devenir obligatoire dans tous les domaines de l'activité quotidienne de l'État: les organes de pouvoir (centraux ou locaux), la santé publique, la culture, l'éducation, les médias, ou encore les services collectifs et de logement. Hier, la blogosphère y a consacré à mon avis beaucoup d'attention et de temps. Comment peut-on considérer les russophones ukrainiens comme une minorité? C'est une absurdité. L'utilisation des langues des minorités est désormais limitée à la communication quotidienne et aux rites religieux. La loi introduit un système de punition absolument impensable au XXIe siècle, prévoyant notamment de grandes amendes administratives en cas de violation.

L'adoption de la loi a constitué une violation des droits de l'homme et de la Constitution, n'a pas pris en considération l'opinion des citoyens ukrainiens et des experts du droit international. Qui plus est, la politique d'ukraïnisation totale contredit l'ensemble de mesures pour la mise en œuvre des Accords de Minsk établi par la résolution 2202 du Conseil de sécurité de l'Onu et stipulant le droit des habitants du Donbass à l'autodétermination linguistique. Je voudrais rappeler que c'est la question linguistique qui a joué le rôle de catalyseur de la crise intérieure à l'est de l'Ukraine. L'entrée en vigueur de la loi sur la langue nationale éloignera encore les perspectives du règlement pacifique dans le Donbass et pourrait se solder par une aggravation future de la situation dans la région.      

Dans ce contexte, nous jugeons nécessaire d'attirer l'attention sur cette violation scandaleuse des Accords de Minsk par l'Ukraine. Le 16 juillet, le Conseil de sécurité de l'Onu a organisé - à l'initiative russe - une réunion à l'occasion de l'entrée en vigueur de la loi susmentionnée. 

Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe aux affaires politiques et à la consolidation de la paix, a reconnu au cours de la réunion la nécessité d'un respect absolu des particularités nationales, culturelles et linguistiques de tous les groupes de la population ukrainienne, alors que Lamberto Zannier, Haut-Commissaire de l'OSCE pour les minorités nationales, a appelé Kiev à prendre en considération l'opinion des minorités ethniques lors de l'élaboration des textes de ce type.

Je cite des articles de conventions internationales et les propos des responsables internationaux concernant les minorités nationales. Je voudrais répéter que je ne comprends absolument pas comment on peut considérer les gens qui parlent russe, pensent en russe et utilisent principalement cette langue dans leur vie quotidienne comme une minorité en Ukraine.

Un autre événement qui a attiré notre attention hier a été la décision de la Cour constitutionnelle ukrainienne de déclarer conforme à la Constitution la loi odieuse "Sur l'éducation" qui avait suscité un rejet non seulement dans le pays, mais aussi à l'étranger. Il est regrettable que l'organe destiné non seulement à surveiller la situation, mais aussi à lutter pour le respect de la Constitution, se laisse influencer par la conjoncture politique.

La Président ukrainien Vladimir Zelenski a promis au cours de la campagne électorale d'accorder une attention spéciale à la question linguistique en Ukraine, qui suscite toujours des débats acharnés. Il s'agit d'un choix fatidique pour l'Ukraine. Mais nous constatons toujours des signaux contradictoires émanant de Kiev. Il n'existe visiblement pas de position unifiée à ce sujet. 

Un signe des divergences persistantes au sein du milieu politique ukrainien réside dans le projet de loi sur l'annulation de la loi "Sur la garantie du fonctionnement de la langue ukrainienne en tant que langue nationale", présenté hier à la Rada. On dit que ces divergences et ces agitations témoignent de la liberté de pensée, du caractère démocratique de l'Ukraine et de la formation d'un nouvel État ukrainien. Personnellement, je pense qu'il s'agit plutôt de l'inverse: du chaos dans le pays et de l'absence de consensus national, voire même de tentatives d'élaborer ce dernier.

Je pense que l'objectif de n'importe quel pouvoir n'est pas de diviser mais de consolider la société, notamment dans le contexte du conflit intérieur qui persiste depuis des années. Nous suivrons les développements de la situation et attirerons l'attention de l'opinion publique mondiale sur les violations des droits linguistiques en Ukraine.

 

Sur la situation autour du Venezuela

 

Nous soutenons totalement l'attitude des représentants du Gouvernement et de l'opposition concernant la poursuite des négociations directes afin de parvenir au règlement intérieur de la crise vénézuélienne. Les informations actuelles sur la nouvelle étape de dialogue à la Barbade, avec la médiation de la Norvège, suscitent un optimisme modéré. Il s'agit évidemment d'un processus assez lent qui a sa dynamique propre. Nous espérons que les parties s'abstiendront de tout échange de prétentions politiques. Nous voulons vraiment espérer qu'elles se focaliseront, lors des négociations, sur un examen constructif des moyens mutuellement avantageux de faire revenir le Venezuela sur la voie du développement stable.

Dans le contexte actuel, alors que nous constatons presque chaque jour des violations flagrantes du droit international à l'encontre du Venezuela (des sanctions, une ingérence directe dans les affaires intérieures, une agression ouverte), il est nécessaire de suivre le principe-clé de l'éthique médicale: ne pas nuire. Cette règle concerne toute les autres initiatives internationales visant à aider le peuple vénézuélien. Leurs auteurs doivent se demander si des efforts supplémentaires pourraient nuire au "format norvégien" qui fonctionne actuellement. Dans le cas contraire, il s'agit de tentatives de suivre un autre principe qui est tout sauf humaniste: diviser pour régner. Il faut absolument l'éviter. L'utilisation du deuxième principe par certaines forces politiques est la seule explication possible aux démarches de certains acteurs, qui incitent les militaires vénézuéliens à rompre leur serment. C'est la seule explication à l'aggravation des sanctions unilatérales qui frappent les couches les plus vulnérables de la population, à la volonté d'"échanger" le traitement des enfants souffrant du cancer contre certaines concessions politiques de la part des autorités vénézuéliennes légitimes. Cette approche est tout sauf responsable.        

Dans ce contexte, nous voudrions appeler encore une fois les acteurs internationaux et régionaux réellement intéressés par une amélioration de la situation au Venezuela à suivre les appels des médiateurs norvégiens et à faire preuve de retenue dans leurs propos et leurs actions, afin de ne pas perturber les négociations dont les contours sont seulement en train d'être définis.

La Russie envisage d'agir exactement de cette manière.

 

Sur les mercenaires américains en Syrie

 

Selon les dernières informations, le commandement des forces armées des États-Unis augmente - en raison de la réduction planifiée de son contingent en Syrie - le nombre des employés des société militaires privées (SMP) au Nord et au Nord-est du pays.

Selon certaines estimations, les effectifs des SMP américaines en Syrie dépassent déjà 4 000 personnes. 540 militaires, notamment 70 officiers et instructeurs, se seraient rendus dans le pays seulement dans la deuxième moitié du mois de juillet.

Les mercenaires sont transportés par groupes de 12 à 16 personnes en convois automobiles.

Les objectifs principaux des SMP sont de former des groupes armés loyaux à Washington, de protéger les sites d'infrastructure pétrogazière et de maintenir la sécurité.

Ce sujet n'aurait mérité une mention spéciale s'il n'y avait une caractéristique notable: les activités des SMP sont gérées par le Commandement central des forces armées des États-Unis.

Tout le monde est au courant des "exploits" des employés des SMP américaines, par exemple en Irak. Ce sont des exemples récents. On doute que la structure du travail de ces "soldats de fortune" américains ait considérablement changé depuis.

Un élément encore plus odieux de la situation est que les mercenaires américains se trouveront sur le territoire syrien de manière illégale, en violation de toutes les normes et règles internationales.

 

Sur la conférence de presse russo-syrienne "Qui utilise l'arme chimique en Syrie?" à la Haye le 12 juillet 2019

 

En ce qui concerne la Syrie, je voudrais revenir aux événements de la fin de la semaine dernière.

La Haye a accueilli le 12 juillet une conférence de presse importante sur le thème "Qui utilise l'arme chimique en Syrie?" Elle était présentée par Alexandre Choulguine, Représentant permanent de la Russie auprès de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques et modérateur de cet événement, Bassam Sabbagh, Représentant permanent de la Syrie auprès de l'OIAC, Sergueï Kikot, commandant adjoint des Forces de protection radiologique, chimique et biologique, et Maxim Grigoriev, directeur de la Fondation d'étude des problèmes de la démocratie.   

Malgré le fait que les États-Unis et leurs alliés avaient interdit aux représentants de l'UE et de l'Otan d'assister à cet événement (quand nous parlons de démocratie), ce dernier a réuni environ 100 personnes, notamment des journalistes des principales agences de presse occidentales - de Reuters (Royaume-Uni), de l'AFP (France) - et d'autres médias de toute l'Europe et du monde.

Je ne vais pas répéter le contenu de cette conférence de presse, car son texte est accessible en russe et en anglais sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères, ainsi que sur nos pages sur les réseaux sociaux. Sa version vidéo est également disponible pour ceux qui préfèrent les informations audiovisuelles. 

Je voudrais attirer votre attention sur les faits. Ces derniers temps, on tente malheureusement de nous persuader de l'existence d'un univers parallèle, ce que beaucoup d'Occidentaux acceptent. On nous tente de persuader que, dans cette réalité parallèle, la notion de "très probable" constitue un argument imparable. C'est tout simplement surréaliste. L'existence ou l'absence de preuves ne sont plus vraiment importants. La position "nous pensons qu'il est très probable" est actuellement assimilée à la vérité. La conférence de presse de la Haye a cependant montré que l'information pouvait toujours être objective. Vous ne trouverez dans cette conférence de presse pratiquement aucun jugement de valeur mais des témoignages, des faits et des questions pratiques (rhétoriques dans la plupart des cas) nécessitant, selon nous, des réponses. Nous estimons qu'il est nécessaire de répondre à ces dernières pour que la communauté internationale comprenne dans quelle réalité elle se trouve. 

Il existe un rapport de la Mission d'établissement des faits de l'OIAC sur l'incident dans la ville syrienne de Douma en avril 2018, qui présente des données. Il existe également des faits témoignant d'inexactitudes ou de divergences, voire de falsifications. Rien de personnel, comme on dit. Nous constatons tout simplement les faits et posons les questions. 

Je voudrais remarquer encore une fois que la Russie, soutenue par plusieurs autres délégations, a proposé - afin d'éclaircir la situation sur les événements survenus dans la ville de Douma et d'obtenir des réponses exhaustives - d'organiser dans le cadre de la prochaine 91e session du Conseil exécutif de l'OIAC une large conférence de presse réunissant tous les experts de la Mission de l'OIAC ayant participé à la rédaction du rapport. Nous nous sommes cependant heurtés à un refus. Le Secrétariat technique de l'OIAC s'est référé au vote pendant la session de mars du Conseil technique, lors de laquelle les États-Unis et leurs alliés avaient empêché de débattre concrètement du rapport.

Je vais vous citer les thèses évoquées concernant le travail de l'OIAC et les faits dont disposent la Russie et la Syrie et que nous voudrions vous présenter, en soulignant encore une fois leur importance. Nous souhaiterions que l'OIAC les prenne également en considération et, surtout, lance sur leur base un travail pratique.

- Souhaitant saboter l'enquête menée par la Mission de l'OIAC à Douma, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé des frappes aériennes et de missile massives sur le territoire syrien quelques heures avant l'arrivée des experts de l'OIAC à Damas. Ils ont ainsi montré leur attitude réelle envers l'organisation. Ils affirment en paroles leur attachement au désarmement chimique et se prononcent officiellement pour le renforcement du rôle de l'OIAC, mais ignorent en réalité l'organisation ou tentent de la manipuler (ou les deux à la fois). La Syrie et les militaires russes ont créé les conditions les plus favorables pour le travail des représentants de l'OIAC et ont assuré leur sécurité physique.     

- Le rapport de 100 pages n'a même pas mentionné la conférence de presse qui s'était déroulée en 2018 au siège de l'OIAC et avait réuni 11 Syriens qui avaient été contre leur gré figurants de la vidéo bien connue des Casques blancs, et avaient dévoilé qu'il s'agissait d'une mise en scène et d'une provocation. Cela témoigne des méthodes vicieuses de travail de la Mission qui préfère les contacts avec les représentants des ONG, malgré leur coopération étroite avec des bandes et des groupes terroristes, et ignore en même temps les informations vérifiées des sources syriennes officielles et des témoins qui étaient prêts à parler ouvertement. Autrement dit, le travail de l'OIAC prend en considération des rapports et des vidéos mis en scène, tout en ignorant les témoignages de ceux qui étaient sur les lieux et peuvent non seulement parler des événements, mais aussi répondre à des questions supplémentaires. 

- Les conclusions du rapport officiel de la Mission ont été démenties par un rapport publié par l'expert australien Ian Henderson, membre de la Mission. Le rapport de la Mission indique que deux ballons de chlore retrouvés sur les lieux ont été jetés depuis une altitude importante, ce qui présume automatiquement la responsabilité des forces syriennes qui utilisent l'aviation. Le rapport de Ian Henderson, qui a participé à la partie technique de l'enquête, indique cependant que les deux ballons "auraient pu être placés sur les deux lieux manuellement et pas à l'aide d'un aéronef". Comme Douma se trouvait entre les mains des combattants le 7 avril, ils étaient évidemment la seule force capable d'y transporter ces ballons. 

- L'interrogation des témoins a fait l'objet d'une approche sélective: seulement 7 des 33 témoins ont été interrogés en Syrie, alors que le lien des 26 personnes questionnées hors du pays avec cet incident est infondé et douteux. Le rapport a exclu toutes les informations sur les groupes terroristes ayant accès aux substances toxiques et a ignoré les liens des Casques blancs avec le Front al-Nosra et d'autres groupes terroristes.

- Les preuves des experts russes confirmant le fait que les ballons de chlore avaient été manuellement placés et n'avaient pas été jetés depuis un aéronef, ont été transmises par la Russie au Directeur de l'OIAC et au Secrétariat technique de l'Organisation.

- Sur la base des interviews et des sondages menés par des volontaires syriens après de 300 habitants de Douma (enquête de Maxim Grigoriev) on peut conclure que les habitants qui se trouvaient chez eux le jour et la nuit de l'attaque présumée (ce sont des personnes vivantes qui ont un nom, une adresse, des papiers, et qui sont prêtes à parler de ce qu'elles ont vu et vécu, mais personne ne veut les écouter), n'ont pas été touchés et n'ont remarqué aucune attaque chimique. Parmi les corps montrés dans la vidéo utilisée par le rapport de la Mission, il n'y avait aucun habitant de cet immeuble, voire de tout le quartier. Est-ce réaliste? Ces données sont sans équivoque: les corps ont été apportés de l'extérieur afin d'organiser la falsification, et que l'incident du 7 avril 2018 était une mise en scène.  

- Des témoignages indiquent que des combattants sont arrivés avec les Casques blancs, ont apporté des corps et, en menaçant les habitants avec leurs armes, ont chassé les uns dans la rue ou bloqué les autres dans leurs appartements. Ils ont ensuite réalisé le tournage et ont sorti les corps dans la rue. Selon les témoins, les corps ont été apportés depuis la prison d'al-Toba, où étaient détenus les prisonniers des combattants, notamment des femmes et des enfants, et les personnes présentées dans la vidéo ont été spécialement tuées pour cette falsification. Maxim Grigoriev a notamment présenté le témoignage d'un syrien qui avait reconnu son frère, tué par des tirs d'artillerie et utilisé par les Casques blancs comme "victime" de l'attaque chimique.

- Les autorités syriennes n'ont pas refusé de fournir aux membres de la Mission un accès aux tombes pour exhumer les dépouilles. Il s'agissait tout simplement de respecter les traditions des pays du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord. Ce sont les Casques blancs qui ont brûlé les corps avant l'arrivée des autorités syriennes dans cette région. Comme nous le savons, la situation a été plus tard présentée de la manière inverse: les falsificateurs se sont transformés en source des informations, alors que les sources réelles ont été accusées de désinformation.

Cette situation compliquée au sein de l'OIAC résulte des tentatives des États-Unis de substituer leurs propres "règles" au droit international. Sous la pression des Américains et de leurs alliés, on confère à l'Organisation des fonctions qui ne lui reviennent pas pour la désignation des responsables de l'utilisation des armes chimiques, ce qui contredit la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et contourne les prérogatives du Conseil de sécurité de l'Onu. Tous ces faits ont été pointés et prouvés, notamment au cours de la conférence de presse susmentionnée.   

Les Américains imposent leurs règles à la Mission et les utilisent à leurs propres fins. D'abord, ils ont exigé que tout le monde reconnaisse toutes les conclusions de la Mission, composée des "meilleurs professionnels" comme on nous l'affirmait. Ensuite, quand l'opinion de ces derniers a cessé de coïncider avec celle des États-Unis, les Américains ont appelé à faire confiance à certains experts extérieurs au lieu de la Mission. Mais de quels experts s'agit-il? Quel est leur niveau d'expertise? Pouvons-nous leur faire confiance? Dans tous les cas, nous voudrions en savoir plus sur eux.  

Même si l'on nous a assuré de la fiabilité des experts, on n'a divulgué sur eux aucune information, y compris leurs noms. Selon nos données, l'un de ces spécialistes est pourtant tout sauf un modèle d'objectivité et d'honnêteté. Il n'existe évidemment aucune explication satisfaisante au fait qu'il est "impossible" de présenter ces experts à la structure internationale, aux pays membres, aux délégations et aux professionnels, de mener un dialogue normal entre les spécialistes, de poser des questions.

On justifie tout cela par des raisons de sécurité. Est-il dangereux pour les experts de s'exprimer à la Haye? En réalité, on refuse de les présenter, car les questions qu'on leur adresserait concerneraient également les Américains. Et leurs réponses ne coïncideraient certainement pas avec les conclusions qu'on nous impose. 

En tirant des parallèles entre la situation actuelle et l'incident chimique de Khan-Cheikhoun, qui avait joué le rôle de prétexte formel pour une frappe aérienne américaine contre la base aérienne d'al-Chaayrate, les participants à la conférence de presse ont souligné l'inadmissibilité de la répétition de tels actes punitifs organisés par les États-Unis et leurs alliés uniquement sur la base de provocations mises en scène par leurs protégés des Casques blancs. Ils ont également noté la nécessité urgente de réformer la Mission qui a de plus en plus souvent recours dans son travail à une altération consciente de la réalité et à l'évitement des faits. Les représentants russes ont appelé au respect absolu de la Convention sur l'interdiction des armes chimiques et de la réglementation interne de l'Organisation.    

Je vous recommande, je vous prie, encore une fois, avec insistance, d'accorder une attention spéciale à ce texte et à cette vidéo. Je ne peux pas citer tous les arguments et je ne veux pas le faire, car toutes les informations sont déjà disponibles sur le site officiel du Ministère russe des Affaires étrangères. Il y a des vidéos, des interviews, des chiffres, des faits, des emplacements géographiques etc. Consultez tout cela attentivement encore une fois, s'il vous plaît. Je vous assure que vous y trouverez beaucoup d'informations intéressantes, si vous vous occupez en effet de ce problème.  

 

 

 

Sur la 41e session du Conseil des droits de l'homme de l'Onu

 

La 41e session du Conseil des droits de l'homme de l'Onu s'est déroulée du 24 juin au 12 juillet à Genève.

Elle a permis d'évoquer en détail un large éventail de questions d'actualité relatives à la défense des droits de l'homme au niveau international, notamment la lutte contre le racisme et la traite des êtres humains, les exécutions extrajudiciaires, l'indépendance des juges et des avocats, le respect de la liberté d'expression et des manifestations pacifiques, ou encore la protection des droits des immigrés et des personnes déplacées. Les participants ont également validé les résultats du passage de l'Examen périodique universel par 14 États membres de l'Onu. La session a adopté au total 26 résolutions consacrées à différents aspects de la défense des droits de l'homme.

La délégation de la Fédération de Russie a activement participé aux travaux de la session en promouvant auprès des partenaires étrangers la compréhension de l'importance de la dépolitisation de la défense des droits de l'homme et de l'inadmissibilité de son utilisation en tant que prétexte d'ingérence dans les affaires intérieures des États souverains, ainsi que de la nécessité d'établir un dialogue constructif et mutuellement avantageux dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l'homme.

 

Sur les propos concernant l'"ingérence russe" dans les élections en Argentine

 

Nous avons constaté les propos récents d'une parlementaire argentine particulièrement émotive, qui, à l'approche des élections générales en Argentine (le 27 octobre), a tenté d'accuser la Russie d'"ingérence" dans les affaires intérieures de ce pays par son soutien à un candidat d'opposition à la présidence.

Nous voudrions souligner clairement que l'Argentine est un partenaire stratégique et un pays ami de la Russie. Nos relations se développent sur le long terme et ne dépendent pas de la conjoncture, se caractérisent par une continuité qui témoigne du fait que le développement de liens bons et constructifs répond aux intérêts des principales forces politiques et des couches les plus larges de la société argentine.

Nos deux pays ont intérêt à renforcer leur coopération dans tous les domaines. Elle a sa propre valeur et ne se développe contre personne, en Argentine ou à l'extérieur.

Tout le monde ne l'apprécie visiblement pas. C'est pourquoi on constate régulièrement dans l'espace médiatique des fake news sur la prétendue "ingérence russe". Ces propos contiennent parfois des références directes aux sources gouvernementales à Washington.    

Tout cela est démodé. Je voudrais dire, notamment à certains politiciens argentins, que ce sont les tendances de l'année dernière. Il est aujourd'hui en vogue de coopérer avec la Russie. Si vous ne l'avez pas encore compris, je vous l'explique. Tout cela ne mériterait probablement pas de réaction s'il n'y avait deux éléments.

Premièrement. L'utilisation de la "carte russe" est malheureusement déjà devenue un outil des technologies politiques. Cette méthodologie s'est épuisée. Il faut éviter ces pièges, notamment s'ils viennent de l'étranger.

Deuxièmement. Nous avons noté avec satisfaction des réactions raisonnables à ces propos en Argentine, dans le camp du gouvernement et de l'opposition. L'absurdité de ces insinuations a presque immédiatement été soulignée. Nous ne pouvons que saluer ce bon sens. Si quelqu'un a besoin de garanties supplémentaires, nous sommes prêts à développer avec tous les pays, y compris avec l'Argentine, la coopération dans le domaine de la sécurité de l'information internationale, à promouvoir le partenariat multilatéral ou bilatéral. D'ailleurs, nous avons déjà établi une coopération assez efficace avec nos collègues argentins dans ce domaine. 

 

Sur les auditions au Congrès américain concernant la "lutte contre la propagande russe"

 

Notre attention a été retenue par les auditions à la Chambre des représentants du Congrès américain sur les efforts de l'administration de Donald Trump dans la lutte contre la "propagande et l'influence malveillante de la Russie".

Sont notamment intervenus Lea Gabrielle, directrice du Centre de coopération globale auprès du Département d'État, Jim Kulikowski, coordinateur du Département d'État dans le domaine de l'aide à l'Europe, à l'Eurasie et à l'Asie centrale, et John Lansing, directeur de l'Agence pour les médias globaux, qui ont activement dressé devant les congressistes le tableau de l'"ingérence globale de la Russie" dans les affaires des États-Unis et de leurs alliés.    

Ils ont affirmé, entre autres, que les "opérations du Kremlin" incluaient l'éventail de méthodes suivantes: le "sabotage" des élections, la désinformation, la corruption, le chantage et le financement d'"agents d'influence" prorusses. Bref, toute l'étendue des témoignages primaires des fous avec qui l'on évoque la manie de l'espionnage et tout ce qui s'y rapporte. Comme d'habitude, Russia Today et Sputnik ont été présentés comme les "outils" principaux de Moscou, alors que l’Église orthodoxe a été qualifiée d'élément-clé de son "soft power". Qui plus est, Lea Gabrielle a ouvertement accusé la Russie d'assassinats politiques et de tentatives de coups d'État visant à affaiblir le leadership global des États-Unis. On pourrait corriger un peu sa phrase: affaiblir le leadership global des États-Unis dans le domaine des assassinats politiques et des tentatives des coups d'État. Je pense qu'elle a tout simplement oublié de l'ajouter. On a également souligné que la Russie tentait d'ébranler l'unité transatlantique. Nous avons récemment été, contre notre gré, obligés de lire des lettres qui ne nous étaient pas destinées. Je ne l'aurais pas lue dans d'autres circonstances, mais la correspondance de l'Ambassadeur britannique avec le centre a été rendue publique. C'est pourquoi, s'il vous plaît, ne nous parlez pas de l'unité transatlantique ou des prétendues tentatives russes de l'ébranler. Si quelqu'un tente de l'ébranler, cherchez les coupables chez vous. Relisez la correspondance de l'Ambassadeur britannique avec Londres. Elle est très éloquente. Le rôle principal de la Russie est, comme toujours, de déstabiliser l'Occident en général, selon Lea Gabrielle. Il est très stable, et nous tentons de le déstabiliser.     

Il est donc peu étonnant que les représentants invités aux auditions ont affiché leur résolution de combattre l'"offensive russe" et ont appelé à élargir le financement des structures propagandistes liées au Département d'État américain. Autrement dit, ils avaient besoin de l'argent, mais n'avaient pas de prétexte. Ils ont donc décidé de s'en prendre à la Russie. Selon les informations disponibles, le Département d'État américain a octroyé à la "lutte contre l'influence russe" dans les pays d'Europe, d'Eurasie et d'Asie centrale 103 millions de dollars en 2017 et 54 millions de dollars en 2018. Ces fonds ont été utilisés pour pousser des médias "fakes" hors de l'espace médiatique international et les remplacer par de "bons" médias. Autrement dit, cet argent a servi à modifier l'espace médiatique. Les participants aux auditions ont naturellement exprimé leur volonté de voir des journalistes locaux loyaux à Washington prendre la direction de ces structures médiatiques. C'est également compréhensible.

Ils ont spécialement souligné le rôle des ambassades américaines en Ukraine, au Monténégro, en Bosnie-Herzégovine et dans d'autres États dans la préparation des structures publiques et de la société civile à "riposter aux attaques propagandistes de Moscou", et ont évoqué la nécessité de combattre la "désinformation du Kremlin à l'intérieur de la Russie". Ce sont les dernières actualités américaines. Les États-Unis sont aujourd'hui préoccupés par cela au lieu de développer une coopération normale et mutuellement avantageuse avec la Russie. On a même établi un projet visant à atteindre cet objectif: la promotion sur le territoire de la Russie et des pays voisins d'un média alternatif aux chaînes de télévision russes.      

Nous avons donc l'impression que l'injection d'une nouvelle dose de russophobie à l'establishment politique américain vise non seulement à atteindre des objectifs politiques intérieurs, mais aussi à assurer plus de financement budgétaire pour l'armée des structures propagandistes américaines qui ne cesse de croître. L'objectif est absolument clair: influencer le public à l'intérieur et l'extérieur du pays.  

 

à suivre

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