Je ne saurais dire mieux que ce commentateur de réseau international:
 
gunsbourg
20 octobre 2019 à 9 h 44 min
Donc quelqu’un en dehors des clous des démocrato/républicains pro-coloniaux sanguinaires en alliance de ripous ! Au fond une Dame comme Trump agissant sous un autre angle mais axé sur le thèmes « l’ Amérique d’ abord » et anti-guerres , ce qui ne plaira pas aux « zélites » zélateurs et zélatrices des CJM/Yankees de l’UE !
 
 
Peut-être est-ce aussi ce qui semble naître au USA :  sur le nypost, ce bruit qui flotte d'un "3è parti" pour donner une ouverture au stérile combat des 2 vieux partis: le parti démocrate soumis aux personnages douteux qui l'ont incarné à la présidence, et le parti républicain dont le représentant à la présidence est harcelé par le "deep state" (tentative de destitution) et sa presse aux bottes, comme le montrent les multiples tentatives de le discréditer en la personne de Trump)
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Mme Tulsi Gabbard déballe du lourd à la télévision nationale
/20 octobre 2019         //              reseauinternational
par Petrus Lombard 

 

par Finian Cunningham.

On ne s’étonnera pas que les boss du Parti démocrate et la presse système cherchent à enterrer Mme Tulsi Gabbard, la candidate à la présidentielle. C’est le seul candidat, peut-être la seule personnalité politique des États-Unis, à dire au public ce qu’il doit précisément savoir sur ce que trafiquent en réalité  son gouvernement et ses forces armées : Guerres illégales de changement de régime, et par-dessus le marché, parrainage de terroristes.

Rien n’a été plus clair ni plus explicite que le moment où Mme Gabbard a lancé le débat des démocrates à la télévision cette semaine. Présenté comme le plus grand débat présidentiel télévisé jamais organisé à heure de grande écoute, la députée d’Hawaï a exposé certaines vérités nationales :

« Donald Trump a du sang kurde sur les mains, mais c’est aussi le cas de beaucoup des politiciens de notre pays des deux partis qui, pour changer le régime, ont soutenu la guerre en Syrie qui a débuté en 2011… avec beaucoup de ceux de la grande presse qui ont défendu et encouragé cette guerre de changement de régime. »

Cette ancienne militaire de 38 ans a ensuite dénoncé la manière dont, pour renverser le gouvernement de Damas, les États-Unis ont sponsorisé les terroristes d’Al-Qaïda.

Son jugement de la politique étasunienne en Syrie et ailleurs au Moyen-Orient, a été remarquablement accablant. Et ce n’était certes pas la première fois qu’elle s’adressait à la population au sujet de la barbarie et de la criminalité des fameuses ‘interventions’ de Washington.

Les onze autres candidats démocrates présents sur la scène de ce débat télévisé, ont paru ébranlés par l’exposé dévastateur et calme de Mme Gabbard. Tous les autres ont raconté la baliverne de la présence des forces étasuniennes en Syrie pour « lutter contre le terrorisme. » Ils déplorent l’annonce faite par Trump la semaine dernière, à propos du retrait des troupes du nord-est de la Syrie. Ils estiment que ça va saper la lutte contre l’État islamique et les autres groupes affiliés à Al-Qaïda. Ils condamnent aussi la « trahison envers les alliés kurdes » de Trump, avec son retrait partiel des troupes.

Le président Donald Trump parle de « mettre fin aux guerres sans fin » et de « ramener les troupes au pays. » Mais il soutient toujours son point de vue crédule, selon lequel, sous son autorité, les États-Unis « ont défait ISIS à 100%. » En ce sens, il partage pour l’essentiel le même point de vue à l’eau de rose que les démocrates et la presse système, à savoir que les États-Unis sont une force bienfaisante : « de bons gars en chapeau blanc qui chevauchent au soleil couchant. »

Par contre, Mme Gabbard est la seule à dire franchement au peuple étasunien l’horrible vérité. La politique des États-Unis est le problème fondamental. Mettre fin aux guerres de changement de régime en Syrie et ailleurs, et mettre fin à la collusion diabolique avec les groupes terroristes, est le moyen de rétablir la paix au Moyen-Orient et de préserver les citoyens du désastre économique de la montée en flèche des dettes de guerre. Les citoyens ordinaires doivent savoir la vérité, non seulement sur les horreurs infligées par leur gouvernement, leurs forces militaires, leur presse système et leurs politiciens, aux pays du Moyen-Orient, mais aussi sur les terribles conséquences de cette politique criminelle qui se retourne contre la vie et le gagne-pain des simples quidams, et des millions d’anciens combattants détruits par les blessures, les traumatismes, les suicides et la toxicomanie.

Après le débat télévisé de cette semaine, il semble que Mme Gabbard a remporté le vote populaire grâce à son exposé de la vérité. Un important sondage en ligne, réalisé par Drudge Report, a révélé qu’elle avait pris la tête de tous les candidats, avec un taux d’approbation des électeurs de près de 40%. Les meilleurs autres candidats, Elizabeth Warren, Bernie Sanders et Joe Biden, étaient à la traîne avec 7% ou moins.

Grâce à son honnête description des guerres étasuniennes, Mme Gabbard a manifestement touché une corde sensible du public.

Après le débat télévisé, en dépit de son exposé fracassant et du fait que le public l’a apprécié, la majorité de la presse a fait son possible pour l’enterrer. Les organes de presse comme Vox et CNN ont raconté que Mme Warren avait gagné le débat, dont les points de discussion portaient surtout sur des questions de politique intérieure. À la manière des autres candidats, Mme Warren agite la propagande de la « lutte contre le terrorisme. » Vox a même prétendu que Mme Gabbard était l’un des ‘perdants’ du débat et raconté qu’elle avait fait un exposé ‘manifestement faux’ sur le rôle des États-Unis en Syrie.

D’autres organes de presse système ont choisi d’ignorer la démolition de la propagande officielle sur les guerres, de Mme Gabbard. Plus tôt cette semaine, CNN et le New York Times l’ont diffamée. Ils l’ont accusée d’être un ‘agent russe’ et une ‘apologiste d’Assad’. Ils faisaient référence à ses entretiens avec le président Assad, lors de sa visite en Syrie, en 2017.

Le Comité national démocrate prétend que les sondages n’accordent pas assez de soutien à Mme Gabbard, pour qu’il la juge digne de participer au prochain débat télévisé de novembre.

Les événements internationaux donnent pourtant raison à la députée d’Hawaï. Les troupes étasuniennes, comme les autres forces de l’OTAN, occupent illégalement le territoire syrien, sans mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le retrait des troupes ordonné par Trump a créé un vide dans le nord-est de la Syrie. L’armée arabe syrienne s’est rapidement mobilisée pour reprendre le territoire que les combattants kurdes soutenus par les États-Unis avaient de facto annexé au cours des cinq dernières années. Plusieurs rapports montrent que les populations locales accueillent avec joie l’arrivée de l’armée syrienne. Les scènes évoquent le moment où les forces syriennes et russes ont libéré Alep et les autres villes assiégées par les groupes terroristes.

Pour rétablir la paix dans ce pays déchiré, la machine de guerre étasunienne doit quitter la Syrie. Pas parce qu’« ils ont vaincu ISIS à 100%, » comme le prétend Trump, ni parce que « nous trahissons les Kurdes dans la lutte contre le terrorisme, » comme le prétendent absurdement la majorité des démocrates et la presse système.

La paix reviendra en Syrie et au Moyen-Orient quand Washington mettra enfin fin à ses guerres de changement de régime et à son soutien à ses chargés de mission terroristes. On dirait que Mme Tulsi Gabbard soit la seule personnalité politique ayant l’intelligence et l’intégrité de dire la vérité à la population des États-Unis.

Strategic Culture Foundation, Finian Cunningham

Original : www.strategic-culture.org/news/2019/10/18/tulsi-nails-national-tv-us-regime-change-wars/

Traduction Petrus Lombard